Zarathoustra | Des prédicateurs d’arrière-mondes

26 octobre 2010 | Commentaires (0) | Zarathoustra

Suite de la retraduction commentée du Zarathoustra de Nietzsche. Troisième chapitre des Discours de Zarathoustra. Les précédents se trouvent ici.

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ZARATHOUSTRA NE S’EN CACHE PAS : jadis, sa folie l’avait lui aussi, comme tous les prédicateurs d’arrière-mondes, poussé à imaginer un autre monde que celui dans lequel nous vivons. Un monde caché, secret, mystérieux, qui se trouve derrière notre monde, par-delà celui-ci, et qui en serait tout compte fait à l’origine. Un monde métaphysique, disent les philosophes, qui se distingue du nôtre par sa nature accomplie, éternelle, sa constance et stabilité, sa pureté, beauté, bonté et vérité parfaites.

L’ici et maintenant de notre monde m’apparaissait alors comme l’œuvre d’un dieu. Discours chrétien : « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre ». D’un dieu souffrant et torturé. Interprétation personnelle : s’il l’a fait, c’est pour se libérer et se détourner de sa propre souffrance.

Le monde m’apparaissait alors comme un rêve et une invention d’un tel dieu. Une fumée colorée pour les yeux d’un être divinement insatisfait. Une sorte de mirage de dieu. Tous les opposés, le bien et le mal, le plaisir et la souffrance, le moi et le toi, me donnaient l’impression de n’être qu’une telle fumée colorée pour des yeux créateurs. Une sorte de mirage de dieu. Si le créateur a créé le monde, c’est qu’il voulait détourner de soi le regard, sortir du cercle vicieux de la réflexion solitaire, du retour réflexif sur soi qui le rendait insatisfait et souffrant.

Tout être souffrant expérimente l’ivresse de plaisir qui consiste à se détourner de sa souffrance et de se perdre ! Alors j’ai imaginé que le monde était lui aussi le fruit d’une telle ivresse de plaisir : une perte de soi-même et de la souffrance qu’implique la réflexion solitaire. Voilà comment, jadis, m’est apparu notre monde, malgré tous les progrès éternellement inaccomplis : comme une image inachevée d’une contradiction éternelle – fruit d’une ivresse de plaisir d’un créateur lui-même inaccompli.

Non, je ne m’en cache pas : jadis, ma folie m’avait moi aussi, comme tous les prédicateurs d’arrière-mondes, poussé à imaginer un autre monde, un monde métaphysique, idéal, parfait, absolu. Un monde par-delà l’homme. Par-delà l’homme, vraiment ?

Erreur. Hélas, mes frères, comme tous les dieux, ce dieu que j’ai créé était l’œuvre et la folie d’un homme ! Il était homme, un pauvre bout d’homme et de moi : c’est en vérité de mes propres cendres et braise, de mes propres brûlures que ce fantôme m’est venu. Et nullement de l’au-delà !

Vous voulez savoir, mes frères, ce qui m’est arrivé pour que je me rende compte de mon fourvoiement ? Comment l’être souffrant que je suis est parvenu à se surmonter, se dépasser soi-même ? J’ai porté mes cendres à la montagne, j’ai vécu au plus près de la nature sauvage, et je me suis inventé une nouvelle flamme, plus claire, plus saine. Et regardez ! Le fantôme m’a quitté !

Je suis guéri de mes aspirations métaphysiques. A tel point que ce serait pour moi aujourd’hui souffrance et torture que de croire encore à de tels fantômes. Oui, une telle croyance me ferait souffrir de honte. Tel est maintenant le discours que je fais aux prédicateurs d’arrière-mondes.

Ce qu’ils ont créé n’est au fond que le résultat de leur souffrance et impuissance ; courte folie ou ivresse de bonheur que n’expérimente finalement que le plus souffrant. Tous les dieux et arrière-mondes ont été créés ainsi : par fatigue, par des hommes fatigués de la vie, inaptes à regarder les choses en face, incapables de les affirmer. Par des hommes marqués par une fatigue telle qu’ils ont eu pour tendance, fâcheuse, de vouloir, d’un saut, souvent mortel, atteindre l’ultime : l’idéal, l’absolu. Une pauvre fatigue ignorante de la vie. Une pauvre fatigue qui ne veut même plus vouloir : qui n’a même plus la force de vouloir autre chose que la mort, rêvant d’un monde et d’une vie parfaits, finalement par-delà la vie et la mort.

On a beau dire, croyez-moi, mes frères, l’invention d’arrière-mondes n’était après tout pas le fruit de la seule pensée, mais l’affaire du corps, rien que du corps ! Du corps désespérant de lui-même, de ses limites. Du corps qui a touché du doigt les derniers murs de l’esprit envoûté, assoiffé d’autres mondes. Mais qui a en vain cherché à atteindre les extrémités voulues par celui-ci.

Croyez-moi, mes frères ! Ce n’est pas l’esprit, mais le corps qui a fini par désespérer de la terre. À force d’entendre le ventre de l’être lui parler, à force d’être travaillé par l’idée d’origine, d’idéal, de monde meilleur, de perfection, le corps n’a pu s’empêcher de vouloir autre chose que la terre. Et voilà qu’il a voulu de la tête traverser les derniers murs ; dépasser ses dernières limites ou extrémités. Pour aller de l’autre côté, au-delà, vers « cet autre monde ». Et pas seulement de la tête, ou de l’esprit – mais de la tête et des épaules, et tout le corps avec.

Mais « cet autre monde », originaire, accompli, parfait, est terriblement bien caché pour l’homme. C’est un néant céleste, logiquement difficile, voire impossible à atteindre, tellement il est déshumanisé, tellement il n’est pas humain. Le ventre de l’être, origine ou essence de toute chose, ne parle pas à l’homme. Et si, à la limite, il le fait quand même, c’est uniquement en tant qu’homme. Anthropomorphisme.

En vérité, tout être est difficile à prouver et difficile à faire parler. Forcément : comme on ne sait pas vraiment ce qu’est l’être en général, on ne sait pas davantage ce qu’est l’« être » de ceci ou de cela. On ne sait d’ailleurs pas même ce que veut dire le mot « être ». Quand on dit par exemple « ceci est un arbre », on a beau savoir qu’on détermine la chose en question, le ceci, l’arbre, en son « être », comme un arbre ; mais sans pour autant savoir ce que ça veut dire exactement. Avec l’être, on a tôt fait de se retrouver dans le domaine de l’inexplicable, du mystérieux…

Mais dites-moi, mes frères, pour comprendre et prouver quelque chose de mystérieux, ne faut-il pas prendre l’exemple le plus mystérieux ? Or ce dernier n’est-il pas le moi, lui qui, corps et âme, est finalement à l’origine de l’être ? Et si nous nous appuyons sur le moi ? N’est-ce pas lui qui, en son caractère contradictoire et confus, parle encore le plus honnêtement de son être ; ce moi qui crée, qui veut, qui valorise, qui est finalement la mesure et valeur des choses ?

Or cet être le plus honnête parle du corps et veut le corps. Même s’il dit autre chose, même s’il raconte ou se raconte des histoires, s’il s’invente des mondes, le moi raconte et veut toujours et encore le corps et rien que le corps. Aussi quand il s’exalte, quand il volète avec ses ailes cassées, quand il s’imagine tant bien que mal un autre monde et cherche à l’atteindre, il parle du corps. Et à force de parler du corps et de le vouloir, ne serait-ce qu’inconsciemment, le moi apprend à parler de manière toujours plus honnête. Et paradoxalement, plus il parle ainsi, plus il trouve de mots pour dire le corps et la terre, plus il a de respect à leur égard.

Voilà comment, à la longue, je me suis surmonté, me suis dépassé moi-même, moi, le souffrant : en regardant les choses en face, en me regardant en face, en regardant mon moi, mon corps en face. Alors je me suis mis à parler du corps et de la terre, et à les respecter. Je me suis par là inventé une nouvelle flamme, plus claire, plus saine : une nouvelle fierté. C’est elle que j’apprends désormais aux hommes : ne courez plus la tête dans le mur, ne vous cachez plus la tête dans le sable des choses célestes, éternelles, parfaites, mais garder la tête haute, libre, fière : une tête terrestre, bien sur les épaules, bien attachée au corps, les pieds sur terre. Une tête qui crée le sens de la terre !

J’apprends aux hommes une nouvelle volonté : celle du chemin que l’homme a depuis toujours suivi, mais en aveugle, le chemin du corps et de la terre. Pour qu’ils l’admettent, ce chemin, qu’ils l’affirment, et ne s’en écartent plus en rampant comme des malades, des mourants !

Ceux qui ont méprisé le corps et la terre, qui ont inventé cet autre monde, céleste, et cette histoire de gouttes de sang rédemptrices – preuve chrétienne de celui-ci –sont des malades, des mourants. Ils ne s’en doutent pas : mais même leurs croyances, leurs doux et sombres poisons proviennent de nulle part ailleurs que du corps et de la terre !

Ils se sentaient misérables, ils étaient insatisfaits de leur situation, alors ils ont voulu s’envoler, fuir leur misère, quitter cette terre. Mais ils n’avaient ni la force ni les ailes pour décrocher les étoiles, trop éloignées pour eux. Alors ils ont baissé les bras, ils ont soupiré – et se sont mis à espérer : « Oh pourvu qu’il existe encore des chemins célestes, permettant de se glisser dans un autre être et bonheur ! » Et voilà qu’ils se sont inventés leurs combines métaphysiques et leurs saintes petites boissons sanglantes !

Ces ingrats s’imaginaient alors délivrés de leur corps et de cette terre. Mais à qui devaient-ils le spasme et l’exaltation de leur délivrance ? A personne d’autre qu’à leur corps et à cette terre.

Zarathoustra est doux avec les malades. Oui, il ne se fâche pas en voyant leurs manières de se consoler et d’être ingrats. Il ne leur en veut pas. Il leur souhaite bien plutôt de devenir convalescents, de prendre conscience que leur bon Dieu est mort, d’assumer le fait que ce n’est plus lui qui guide leurs existences. Qu’ils parviennent à se surmonter et se mettent à se créer un corps plus élevé – corps sain, sans idées métaphysiques, corps profondément terrestre !

Zarathoustra ne se fâche pas non plus à la vue d’un convalescent qui, soudain, regarde de nouveau tendrement en direction de sa vieille folie, au point d’en venir à rôder, à minuit, l’heure ou le monde est enfoui dans l’ombre, autour du tombeau de son dieu mort ; les yeux humides à l’idée d’avoir perdu son chemin, son guide de vie. Je ne lui en veux pas. Même ses larmes nostalgiques restent pour moi maladie et corps malade.

Il y a toujours eu une foule de malades parmi ceux qui aspirent à dieu, qui se racontent des histoires, s’inventent des arrière-mondes. Bien sûr, c’est toujours avec fureur et haine qu’ils jugent celui qui ne joue pas à cache-cache, qui regarde et dit les choses en face, qui, en un mot, cultive la plus jeune des vertus, qui s’appelle honnêteté.

Il n’y a rien à faire : les gens malades finissent toujours par se retourner vers des temps passés, lointains, où on avait un tout autre rapport à la folie et à la croyance ; où la raison la plus furieuse, l’intelligence la plus avisée était fondamentalement marquée par la croyance, au point d’être en mesure de dévoiler en toute rigueur notre ressemblance à dieu. Une époque où on n’avait pas le choix de croire ou de ne pas croire ; un temps où le simple fait de douter était déjà un pêché.

Je les connais trop bien, ces hommes qui ressemblent à Dieu : ils veulent qu’on croie en eux et qu’on prenne, comme eux, le doute pour un pêché. Je sais trop bien à quoi ils croient eux-mêmes le plus : pas vraiment aux arrière-mondes, comme ils le prétendent, et pas non plus aux gouttes de sang rédemptrices dont ils parlent, mais au corps, toujours et encore au corps. Bien entendu, ils ne s’en rendent pas compte, mais c’est finalement leur corps, leur propre corps qui est pour eux la chose en soi.

Le problème est qu’il leur apparaît comme une chose malade, qui les fait terriblement souffrir. Alors, ils préféreraient le quitter, sortir de leur peau. Telle est la raison pour laquelle ils obéissent aux prédicateurs de la mort – et du paradis qu’ils vantent. Au point qu’ils finissent par prêcher eux-mêmes des arrière-mondes.

Ecoutez-moi plutôt, mes frères, la voix du corps sain : c’est une voix plus honnête et plus pure.

Le corps sain est bien accompli et bien équilibré ; il parle de manière plus honnête et plus pure : et il parle du sens de la terre.

Parole de Zarathoustra.

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Traduction littérale

Jadis, Zarathoustra avait lui aussi lancé sa folie par-delà l’homme, comme tous les prédicateurs d’arrière-mondes. Le monde m’apparaissait alors comme l’œuvre d’un dieu souffrant et torturé.

Le monde m’apparaissait alors comme un rêve, et poétisation d’un dieu ; fumée colorée devant les yeux d’un être divinement insatisfait.

Bien et mal, plaisir et souffrance, moi et toi – me donnaient l’impression de fumée colorée devant des yeux créateurs. Le créateur voulait détourner de soi le regard, – alors il a créé le monde.

C’est une ivresse de plaisir pour celui qui souffre de se détourner de sa souffrance et de se perdre. Le monde m’est jadis apparu comme une ivresse de plaisir et un se perdre soi-même.

Ce monde, éternellement inaccompli, copie d’une contradiction éternelle et copie inaccomplie – une ivresse de plaisir pour son créateur inaccompli : – voilà comment m’est jadis apparu le monde.

Voilà que moi aussi j’ai jadis lancé ma folie par-delà l’homme, comme tous les prédicateurs d’arrière-mondes. Par-delà l’homme en vérité ?

Hélas, mes frères, ce dieu que j’ai créé était l’œuvre et la folie d’un homme, comme tous les dieux !

Il était homme, et seulement une pauvre pièce d’homme et de moi : c’est de ma propre cendre et braise que ce fantôme m’est venu, et en vérité ! Il ne m’est pas venu de l’au-delà !

Qu’est-ce qui est arrivé, mes frères ? Je me suis surmonté, moi, le souffrant, j’ai porté mes propres cendres à la montagne, je me suis inventé une flamme plus claire. Et regardez ! Le fantôme m’a quitté !

Ce serait maintenant souffrance et torture de croire à de tels fantômes pour l’être guéri que je suis : j’en souffrirais maintenant et j’en serais humilié. Voilà comment je parle aux prédicateurs d’arrière-mondes.

Ce que les prédicateurs d’arrière-mondes ont créé n’est autre que souffrance et impuissance ; et cette courte folie de bonheur que n’expérimente que le plus souffrant.

La fatigue qui d’un saut veut atteindre l’ultime, d’un saut mortel, une pauvre fatigue ignorante, qui ne veut même plus vouloir : c’est elle qui a créé tous les dieux et arrière-mondes.

Croyez-moi, mes frères ! C’était le corps qui désespérait du corps, – qui a touché des doigts les derniers murs de l’esprit envoûté.

Croyez-moi, mes frères ! C’est le corps qui a désespéré de la terre, – qui a entendu le ventre de l’être lui parler.

Et voilà qu’il a voulu de la tête traverser les derniers murs, et pas seulement de la tête, – de l’autre côté, vers « ce monde ».

Mais « ce monde » est bien caché pour l’homme, ce monde déshumanisé, non-humain, qui est un néant céleste ; et le ventre de l’être ne parle pas du tout à l’homme, sinon en tant qu’homme.

En vérité, tout être est difficile à prouver et difficile à faire parler. Dites-moi, vous autres frères, la plus mystérieuse de toutes choses n’est-elle pas encore la mieux prouvée ?

Oui, ce moi et cette contradiction et confusion du moi parle encore le plus honnêtement de son être, ce moi créateur, voulant, valorisant qui est la mesure et la valeur des choses.

Et cet être le plus honnête, le moi – il parle du corps, et il veut encore le corps, même s’il poétise et s’exalte et volète avec des ailes cassées.

Il apprend à parler de manière toujours plus honnête, le moi : et plus il apprend, plus il trouve de mots et de respect pour le corps et la terre.

Mon moi m’a appris une nouvelle fierté, c’est elle que j’apprends aux hommes : ne plus se cacher la tête dans le sable des choses célestes, mais la porter librement, une tête terrestre, qui crée le sens de la terre !

J’apprends aux hommes une nouvelle volonté : vouloir ce chemin que l’homme a suivi en aveugle, l’appeler bon et ne plus s’en écarter en rampant comme les malades et mourants !

Ceux qui ont méprisé le corps et la terre et inventé le céleste et les gouttes de sang rédemptrices sont des malades et des mourants : mais même ces doux et sombres poisons, ils les ont pris du corps et de la terre !

Ils voulaient les fuir leur misère, et les étoiles étaient trop éloignées pour eux. Voilà qu’ils ont soupiré : « Oh pourvu qu’il existe encore des chemins célestes, permettant de se glisser dans un autre être et bonheur ! » – alors ils se sont inventés leurs combines et petites boissons sanglantes !

Ces ingrats s’imaginaient dès lors être délivrés de leur corps et de cette terre. Mais à qui devaient-ils le spasme et l’exaltation de leur délivrance ? A leur corps et à cette terre.

Zarathoustra est doux avec les malades. Vraiment, il ne se courrouce pas de leurs manières de se consoler et d’être ingrats. Puissent-ils devenir convalescents et de ceux qui se surmontent et se créer un corps plus élevé !

Aussi Zarathoustra ne se courrouce pas face au convalescent s’il regarde tendrement en direction de sa folie et rôde à minuit autour du tombeau de son dieu : mais même ses larmes restent pour moi maladie et corps malade.

Il y a toujours eu une foule de malades parmi ceux qui poétisent et sont avides de dieu ; ils haïssent avec fureur celui qui reconnaît les choses et la plus jeune des vertus, qui s’appelle honnêteté.

Ils se retournent toujours vers des temps obscurs : là, bien sûr, la folie et la croyance était tout autre chose ; la ressemblance à dieu était fureur [vitesse excessive] de raison et pêché le doute.

Je les connais trop bien, ces ressemblant à Dieu : ils veulent qu’on croie en eux et que le doute soit pêché. Je sais aussi trop bien à quoi ils croient eux-mêmes le plus.

En vérité, pas aux arrière-mondes et aux gouttes de sang rédemptrices : c’est au contraire au corps qu’ils croient eux aussi encore le plus, et leur propre corps est pour eux la chose en soi.

Mais il leur apparaît comme une chose malade : et ils aimeraient bien sortir de leur peau. C’est pourquoi ils obéissent aux prédicateurs de la mort et prêchent eux-mêmes des arrière-mondes.

Ecoutez-moi plutôt, mes frères, la voix du corps sain : c’est une voix plus honnête et plus pure.

Le corps sain, accompli et aux angles droits, parle de manière plus honnête et plus pure : et il parle du sens de la terre. –

Parole de Zarathoustra

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