Comédie noire et satire écologique américano-britannico-mexicaine coécrite et réalisée par Alejandro González Iñárritu. Avec toute une brochette de stars : Tom Cruise (Digger Rockwell), Riz Ahmed (Nirav Ganesh), John Goodman (Président Compson), Sandra Hüller (Emma Rockwell), Jesse Plemons (Kenny Rockwell)… Sortie en automne 2026.
Synopsis officiel
L’homme le plus puissant du monde se lance dans une mission effrénée pour s’ériger en sauveur de l’humanité avant que la catastrophe, qu’il a lui-même déclenchée, n’anéantisse la planète.
Synopsis réel
Dans un futur proche, post-apocalyptique et irrespirable, où tout le monde sort avec un masque électronique et vit sous la surveillance de soldats et d’androïdes, se déroulent les dernières répétitions de Fossil Fools (Les dupes du fossile), pièce de théâtre satirique qui raconte comment l’égoïsme, la vulgarité, la malhonnêteté — en un mot la bêtise de l’Occident — ont conduit notre monde à sa perte.
La pièce est simple : Digger Rockwell, richissime magnat du pétrole, refuse de reconnaître que ses forages outrés, au Groenland, en plus de laisser échapper depuis des années d’importantes quantités d’éthane hautement toxique, ont provoqué le détachement d’un immense iceberg, sur le point de causer une catastrophe planétaire. De concert avec Compson, le président des États-Unis, l’heure est à la mauvaise foi, à la manipulation médiatique et aux fake news pour se dégager de toute responsabilité.
Leur priorité ? Digger, son seul amour, son affreux chat en fin de vie. Compson, son seul problème, son cancer du côlon en phase terminale. L’humanité ? Les forces de vie ? Le mystère de l’existence ? Le partage ? Ils s’en fichent complètement, tellement ils sont prisonniers de leur rôle dans l’immense jeu de dupes démocratico-capitaliste.
Passionnante mise en abime
Le film est une grandiose mise en abyme : depuis notre fauteuil, on assiste aux répétitions de la pièce qui raconte la catastrophe qui a dévasté notre propre monde. Face à ce miroir déformant, à lire comme une mise en garde, chacun est renvoyé à sa propre responsabilité. Le message est clair : si on reste passif et laisse triompher l’hubris et l’incompétence des hommes de pouvoir, l’humanité est condamnée.
Le hic est qu’à bien y regarder, on est tous à notre manière, si on ne se bat pas contre nous-même — contre notre éducation, notre formation, notre instinct dominé par nos idées, notre raison — un digger, une pelle mécanique qui cherche aveuglément la puissance, le succès, l’argent…