
Pour que notre monde corresponde le plus possible à celui qu’on imagine dans notre esprit – monde idéal, où tout est brillant, où tout est lisse, beau, juste et bien, monde sans défaut ni faille –, on a tendance à bétonner l’ensemble de la surface de la terre.
Gare aux germes de phusis qui s’amusent à percer le béton ! Ils ont tôt fait d’être pulvérisés.
Et toute interstice qui se forme et laisse de la vie se déployer se trouve remplie de morceaux de caoutchouc fondu.
Le mot d’ordre est simple : il faut que partout tout soit bien lisse, qu’il n’y a ait pas de vie du tout !
Et si on se serrait les coudes pour ne pas alimenter à notre tour, que ce soit dans la nature ou dans nos idées, le bétonnage du monde ?
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«Les trois jeunes femmes sont bien differentes entre...»
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