Affaire d’idiots

11 janvier 2015 | Commentaires (8) | Chroniques, Clés de lectures, Pensées phusiques

JE SUIS IDIOTComme tout le monde, l’attentat contre Charlie Hebdo nous a choqués, dépités, attristés. Longtemps, nous sommes restés sans mots, et donc sans pensée. Puis, heureusement, les mots, la pensée sont revenus. Heureusement, parce que s’il n’y a plus de mots, plus de pensée, il n’y a plus que de la chair, et des réactions automatiques, ce qui n’est pas assez, si on veut être des hommes.

Etre des hommes, mais pas sur le mode de la brute épaisse (les frères Kouachi), du gamin adepte de la déconne (Cabu, Charb, Wolinski, etc.), ou encore du savant (les journalistes et autres intellectuels).

Très vite, les mots se sont mis à dire que l’attentat de Charlie Hebdo était le pire qui ait pu arriver. Attention : non pas, comme on nous le ressasse sans fin, parce qu’il a eu pour cible la rédaction d’un journal, parce qu’on s’est attaqué à la liberté d’expression et aux valeurs de la démocratie. Mais parce qu’il a été l’œuvre d’idiots, qui s’en sont pris à de grands enfants, des esprits libres, des joyeux drilles – et non à des véhicules de l’idéologie triomphante.

Quand les bains de sang concernent les chantres de la démocratie, les journalistes, les monuments historiques, les institutions politiques, économiques ou encore religieuses, on arrive à comprendre. On arrive à donner un sens à l’horreur : à y reconnaître une réaction, une révolte des forces cachées, obscures face à notre brillant Occident, rivé sur ses idées suprêmes (le bien, le vrai, le beau) et ses multiplicateurs d’idées (les médias et autres institutions).

Notre lecture du terrorisme est simple : c’est le soulèvement instinctif de la face invisible, des racines obscures de la vie pour un juste rééquilibrage des choses. Plus on veut la lumière, la clarté, la transparence, la liberté, la stabilité, la démocratie, plus on s’acharne à la faire prospérer et finalement régner, plus on récolte – en retour – d’obscurité, d’ombre, d’opacité, de violence et de barbarie. Pas que nous sommes, nous, contre la lumière, bien sûr ; que nous sommes pour l’ombre ; mais que nous sommes pour la prise de conscience, toujours et partout, à chaque instant, qu’il n’y a pas de lumière possible sans ombre. Et que plus on se battra pour chasser l’ombre, plus on la mettra en lumière, plus on cherchera à éradiquer l’obscurité, plus on la forcera, instinctivement, à trouver de nouveaux moyens d’existence. Par la violence s’il le faut.

Cet attentat est le pire parce qu’il est une affaire d’idiots : le fruit d’idiots irresponsables, qui s’en prennent à des grands gamins idiots, dans un acte idiot, qui attise les passions idiotes de tous, des idiots savants et de tous les idiots que nous sommes. Les auteurs sont des pauvres types nés dans des quartiers défavorisés, sans avenir, sans moyens de se construire de véritable identité, pris dans un engrenage de folie, qui les a conduits du foyer à la drogue, à la maison de correction, à la fanatisation et finalement à la plus idiote des haines guerrières.

Comme c’est trop souvent le cas, l’attentat du 7 janvier à Paris contre la rédaction de Charlie Hebdo ne rééquilibre nullement les forces de vie. Plus que nul autre, il renforce l’idéologie en place : celle où tout un chacun, brutes, gamins, savants, et autres idiots que nous sommes contribuent inlassablement au triomphe de la même vision idéaliste, duelle, du monde, toujours plus génératrice d’injustices et de déséquilibres.

8 réponses à “Affaire d’idiots”

  • Aurélia dit :

    Merci Michysos pour ce billet avec lequel je suis en total accord.

    Ce jour, je prie et rends hommage en moi-même aux victimes, mortes et vivantes, des trois jours terribles qui ont secoué Paris. Je le fais depuis chez moi, sans participer le moins du monde à la manifestation de la Place de la République.

    Aujourd’hui des foules partout dans le monde vont s’unir par-delà la tragédie, dans la sagesse tragique. Mais est-ce que cela va changer quoi que ce soit ? Est-ce que cela va stopper le nihilisme né de siècles d’idéalisme, de rationalisme et de manichéisme ?
    Des professeurs ont rapporté avoir réussi à grand-peine à faire respecter la minute de silence dans les écoles, car certains enfants ont fait montre de propos inquiétants et provocants. Est-ce que les manifestations d’aujourd’hui vont donner lieu par la suite à des mesures pour donner des repères à ces enfants, pour les éduquer, leur donner le droit de s’affirmer hors de la haine et de la peur dans laquelle l’exclusion les enferme ?

    En cet instant précis toujours, l’on vante les vertus bien franco-françaises héritées de la Révolution et actées aujourd’hui même. C’est oublier que la Révolution Française a porté le terrorisme en son sein, et qu’en son nom, les terroristes républicains ont commis des exactions semblables aux terroristes islamistes contemporains. Nous ne devons pas oublier que c’est de cette barbarie que notre république et notre démocratie sont issues, et que nous devons faire preuve de modestie lorsque nous glorifions cette période chaque 14 Juillet.
    Nous ne devons pas oublier que c’est le rationalisme issu de la RF qui a mené à la « mort de Dieu » et au nihilisme dont nous constatons actuellement les funestes conséquences.

    Certains feu satiristes de CH riraient sans doute de voir la récupération politique massive causée par leurs assassinats. Je signale d’ailleurs cet article : http://www.lindependant.fr/2015/01/11/les-dessinateurs-de-charlie-hebdo-luz-et-willem-font-une-mise-au-point-dans-la-veine-de-leur-journal,1977925.php .

    Personnellement, je ne suis pas allée Place de la République. Marcher en compagnie de certains dirigeants mondiaux qui font partie des pires censeurs de la planète : non merci.

    Marcher en compagnie de certains dirigeants occidentaux qui sont à l’origine directe de la perdition fanatique et terroriste de certains individus lambdas, et qui rejettent leur propre responsabilité en manifestant contre ces mêmes individus lambdas paumés qu’ils ont contribué à engendrer, non merci. La RF a remplacé une noblesse de sang par une noblesse de robe, qui a méprisé le petit peuple dont elle a été issue : c’est exactement le même schéma qui se reproduit à notre époque. Une oligarchie bourgeoise qui méprise des petites gens, qui en viennent à dériver parce qu’on leur a appris la négation d’eux-mêmes et ce faisant, des autres.

    Une femme vient de témoigner sur BFM, en citant Voltaire (il semble que l’on brandisse les Lumières à foison ce jour) : « Plus les hommes seront éclairés, et plus ils seront libres » Oui, si et seulement si leur éclaircissement leur permet d’accepter et d’intégrer leur nécessaire obscurité, et non de la rejeter.

    Ces manifestations spontanées des peuples restent belles et géiales, quoiqu’il en soit, selon moi, et nous devons tenter de n’en retenir que les éléments positifs. Mais elles restent cependant produites par notre « même vision idéaliste, duelle, du monde, toujours plus génératrice d’injustices et de déséquilibres » : prions pour qu’elles mènent cependant à quelque chose de concret.

    Je souhaite avant tout et de tous coeur et âme réunis tout le courage du monde aux familles endeuillées dans la continuation de leurs vies dans l’absence sans retour de leurs proches.

  • Romanysos dit :

    Merci Michysos pour cet éclaircissement…

    Nous ne sommes pas sortis de l’auberge, c’est le moins qu’on puisse dire. Les haines vont probablement continuer à s’attiser et les attentats se multiplier toujours plus. En dépit de la beauté à voir ces gens défiler (comme) à l’unisson cet après-midi, les scissions risquent fort de réapparaître très vite… Et les forces duelles de reprendre le dessus. Jusqu’où?

    Nous allons vraisemblablement tous souffrir toujours plus – autant en Occident qu’ailleurs.

    Mais peut-être est-ce la vie (Dionysos) qui nous oblige à vivre ces épisodes douloureux pour que nous apprenions, à force, à surmonter nos structures (mentales) duelles et à réunir en fin de compte ces forces pour l’instant opposées? Nous devons en tout cas apprendre quelque chose de cet événement et des autres. Et si ce n’est pas ça, quoi?

  • Michysos dit :

    J’aime vos petites oreilles, Aurélia et Romanysos ! Merci à vous pour vos commentaires. Moi, la question qui me brûle est de plus en plus celle-ci : où trouver une tribune ? Comment atteindre davantage d’oreilles ? Comment permettre aux forces de s’unir et de mieux lutter contre l’instrumentalisation idéologique de toute chose ?

  • Romanysos dit :

    Ach, big question…!

    Moi, je fais par exemple mon possible pour atteindre un maximum de monde: sur Facebook, par messages interposés et en vis-à-vis, bien sûr… Mais il est vrai que c’est difficile: les gens ne sont souvent pas prêts à écouter et rares sont ceux suffisamment sensibles pour tendre assez l’oreille. On se retrouve vite seul.

    Il faut se réunir et unir nos forces: par tous les moyens, chercher à les faire converger vers un même but. Concrètement, en se rencontrant, en (s’)écrivant, diffusant notre message, en créant d’autres plateformes comme celles-ci, en continuant à publier, encore et toujours, en étant aux aguets, en ne laissant pas les laissés-pour-compte sur le bord du chemin, etc. En S’UNISSANT.
    Comme la foule aujourd’hui: lorsque l’on est porté par un même idéal, une même idée, que l’on a le désir de partager quelque chose tous ensemble, on arrive à faire de grandes choses. Seulement, le défi est que la vague perdure… (chose que les manifestations de ce jour ne vont manifestement pas réussir à faire). Pour faire perdurer quelque chose, il faut la matérialiser par une action.

    Idée: et si l’on (tous les intéressés) créait un journal?!? Pour matérialiser toutes ces belles paroles, justement?

  • Aurélia dit :

    Je dirais big question too !

    Pour ma part, je m’attache désormais à créer des amitiés avec des personnes dont je me sens proche par l’âme et le coeur… Elles sont rares sur le net ; plus encore dans le quotidien « de vive chair » dans lequel j’évolue. Internet est quand même frustrant en ce sens que la distance ne permet bien souvent que de purs échanges par écrits, parfois par téléphone, beaucoup moins fréquemment en vis-à-vis, pour reprendre le terme de Romanysos.

    J’aimerais bien sûr entraîner dans la danse d’autres personnes, pas du tout phusiciennes ni dionysiaques pour un sou (ou alors qui s’ignorent l’être), mais c’est de guerre lasse que j’ai essayé.
    Aussi, considérant que nous sommes plutôt peu nombreux et éparpillés ici et là aux quatre coins du monde, ne faut-il pas commencer par d’abord nous réunir pour ensuite atteindre des « non phusiciens » ? (Hum, dit comme ça mon truc ça fait un peu ordre secret complotiste :p )

    Pour ma part, n’aiment guère passer trop de temps sur le net, je préfère poster des commentaires et interagir en ce sens avec d’autres internautes qu’écrire des articles en temps que tel. Je trouve que votre site est très bien Michysos, tant dans le fond que dans la forme, et peut-être que la seule chose que nous pourrions faire pour le moment est de le faire connaître à plus de monde ?

    Je pourrais peut-être parler de votre site à la communauté du forum Agora (si vous n’êtes pas déjà en lien avec, qui sait ?) où je participe de temps à autre – communauté formée par des esprits véritablement éclairés et humanisés par les sagesses antiques, et qui a crée voici quelques temps l’association loi 1901 Pharia.

    L’autre défi comme le dit Romanysos sera de faire perdurer l’idéal (en dehors de tout idéalisme mortifère of course), et c’est là peut-être le plus difficile, surtout si l’on initie quelque chose par le web. Beaucoup de gens peuvent être motivés par l’idée, plus que motivés même, et ne pas pouvoir la concrétiser parce que leur quotidien étouffant et vide les tire chaque jour un peu plus vers le bas malgré eux (je ne suis hélas pas exempte de cette méduse orwellienne). Résultat : ils disparaissent pour longtemps ou pour toujours sans un au revoir (rassurez-vous ce n’est pas mon genre, sauf si je devais trépasser de façon soudaine).

    Là sera mon dernier commentaire avant quelques temps sur Phusis, j’active la notification de nouveaux commentaires et reviendrai as soon as possibeul pour donner suite si nos échanges se perpétuent en ce sens 😉 .

    À bientôt !

  • Michysos dit :

    Toute aide et tout partage sont toujours les bienvenus ! MERCI. Le forum Agora ? L’association loi 1901 Pharia ? Non, à ce jour, je ne connaissais pas… Faisons notre possible, vive les poches de résistance et à bientôt !

  • Sandrine Coelho dit :

    Je tombe par hasard sur ce billet en cherchant tout à fait autre chose… Charmes de la sérendipité, de ses surprises – bonnes ou mauvaises.

    Lorsqu’un Genevois offre au monde le Contrat social, c’est bien en France qu’il l’écrit, c’est en France qu’il trouve des appuis pour le publier, c’est en France que le texte fera date, et, à lire ce billet, encore, si longtemps après, on comprend qu’il ne s’agit pas là de simples hasards.

    Mais venons-en au sujet.

    Le problème de la complexité – et de son corollaire : le besoin de se montrer plus intelligent que la moyenne, de tenir un autre discours, de voir les choses sous un autre angle – c’est que l’effort de réflexion qu’elle suppose porte rarement là où il serait utile : on va vite à dédouaner de malheureux imbéciles fanatisés de la responsabilité de leurs actes barbares. Trop simple. Déjà fait. En finassant davantage, on peut aussi dédouaner de leurs propos gênants (gênants pourquoi, d’ailleurs… ?) les mecs de Charlie, les présenter comme des irresponsables, de « grands enfants », une bande de « joyeux drilles », « adeptes de la déconne… »

    Mais arriver à concentrer chaque semaine en quelques coups de crayon – sous l’humour le plus gras, c’est vrai – tout ce que le monde des idées à produit de meilleur depuis l’Habeas Corpus et la Déclaration de 89, mon Dieu (si j’ose dire !)…, pas si mal !

    Si on n’aperçoit pas – peut-être parce qu’on ne connaissait jusqu’ici le journal que de nom, qu’on le découvre quand la plupart de ceux qui le faisaient ont été assassinés, massacrés ? – si on n’aperçoit pas, donc, sous le gros rire qui tache, la hauteur de vue et la puissance de frappe de ces « idiots »-là, c’est peut-être que, comme en 40, « les idiots parlent aux idiots. » Une poignée d’idiots causent, à la radio ou dans une feuille de chou. Une poignée d’idiots écoutent. Ironie tragique, lorsqu’en 40 ces idiots passaient aux actes, on les appelaient des « terroristes. » Les choses ont évolué, le terrorisme a changé de camp et les idiots – autrefois traîtres à la Nation (collaborationniste), aujourd’hui traîtres au « Vivre-Ensemble » (notion qui sera qualifiée, à son tour, dans quelques décennies) – se voient actuellement, le plus souvent, – puisque, le plus souvent, on ne les prend pas pour des idiots ! – taxer de racisme et de fascisme. Il faut vivre avec son temps… Eux-même l’ont bien compris d’ailleurs, puisque de « bouffeurs de curés » qu’ils étaient (gallicisme), ils se sont faits « bouffeurs de salafistes. »

    Car – quelle découverte ! – ces idiots-là pensent. (Ils pensent même au point qu’on se dit que les philosophes, et plus encore les sociologues, devraient se mettre au dessin !) Ils pensent et ils résistent. Ils résistent parce qu’ils pensent et parce qu’ils pensent ici, dans un pays de 65 millions d’habitants qui compte 5 millions de musulmans, un pays qui intervient militairement au Mali à la demande des Maliens, un pays qui permet ensuite au Mauritanien Abderrahmane Sissako de réaliser le film, primé à Cannes (et aux Oscars), dans lequel il dénonce les crimes commis là-bas et la chape de plomb qui s’était abattue sur Timbuktu avant qu’on y fasse intrusion avec nos belles et bonnes idées. C’est mal sans doute – et même dangereux, à vous lire – de vouloir imposer ses idées. On le sait, l’Universalisme n’est rien d’autre qu’une forme d’impérialisme aussi sournoise que sophistiquée… En attendant, au Nord-Mali, on ne lapide plus les couples adultères, on ne coupe plus les mains des voleurs d’armes, on ne brûle plus les livres et on peut même écouter à nouveau de la musique.

    Mais attention au risque d’amalgame ! Aucun rapport, bien entendu, entre nos problèmes sociaux, l’inégalité des chances à l’école, les discriminations à l’embauche, la ségrégation urbaine, en un mot l’échec de l’intégration, la faiblesse coupable de nos valeurs républicaines, et ces questions géo-politiques… – aucun, non… si ce n’est un cri, le même le 7 janvier, rue Nicolas-Appert, dans le XIe arrondissement, qu’en ce moment précis à la frontière nigério-camerounaise. Et c’est à Paris, aussi, qu’on peut voir, dans les grands rassemblements du peuple, ces panneaux : « Liberté akbar ! », à Paris, et peut-être nulle part ailleurs, même dans d’autres grandes marches, parce que c’est à Paris, surtout, depuis deux siècles, qu’on ose réclamer, pour tous, ce que d’autres, ailleurs, n’osent simplement espérer pour eux-même : la Liberté.

    Certains « idiots » font l’Histoire… et vos libertés.

    Prenez donc un instant, juste une seconde, pour considérer cette liberté, de conscience, de parole, la laïcité « à la française », les Droits de l’Homme, du même oeil que vous avez pu considérer autrefois le sacro-saint secret bancaire, avec le même attachement farouche, la même détermination, le même refus de transiger – chacun défend ce qu’il peut – et vous apparaîtra, peut-être, alors, une autre forme de complexité.

    On sait ce qui préoccupe la France ces temps-ci, on sait aussi ce qui préoccupe la Suisse depuis quelques jours : venez donc penser à Paris, l’air y est plus favorable, le terreau plus propice aux idées… et vous y êtes, comme depuis toujours et comme tout le monde, tous les hommes de bonne volonté, de Rousseau à Sissako en passant par Wolinski, les bienvenus.

    Sandrine Coelho
    Ni philosophe, ni journaliste, ni dessinatrice, ni politique…, ni rien :
    simple citoyenne.

    P.S. Pour me situer peut-être un peu mieux, sachez que j’ai fait le voyage de Sils l’été dernier.
    Le problème du nietzschéisme et des nietzschéens, c’est que le compère est mort en 1900 : il n’a connu ni l’ère des idéologies ni leur faillite. Quels partis aurait-il pris au cours de ce siècle s’il avait vécu jusqu’en 2001 ? Quel parti prendrait-il aujourd’hui s’il vivait encore ? Pour ma part, je gage qu’il ne serait affidé à rien mais qu’il resterait du côté de la musique et du rire, pas du côté de leurs contempteurs.

  • Michysos dit :

    Et si vous lisiez l’article Tous idéologues ? Merci pour votre commentaire, je me réjouis du suivant !

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