FRANÇOIZ BREUT, LES JEUNES POUSSES, morceau du disque A l’aveuglette (2008). Ici : en session acoustique en plein air. Vous trouverez les paroles sous la vidĂ©o.
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La vie, un enfant qui joue.
Le jeu, l’inutile, comme idéal de ce qui est comblé de force.
L’enfance de dieu, παῖς παίζων.
Notre enfance Ă tous.
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Paroles
« Ils ne demandent qu’Ă courir dans l’herbe tendre cheveux au vent, bourgeons fougueux et rayonnants ivres de cris et pleins d’Ă©lans. Dans les cours toutes ratatinĂ©es, ils se dĂ©foulent Ă perdre haleine. Les trottoirs sont toujours trop Ă©troits pour tant d’Ă©nergie qui se dĂ©ploie. On aimerait qu’ils soient sans limite, que leur course n’ait jamais de fin. Qu’ils puissant prendre leurs jambes Ă leur cou et hurler comme des loups. Les jeunes poussent Ă toute allure bien Ă©tourdis par l’air cinglant. La sève dĂ©borde, les branches s’allongent vers la lumière qui ne fait que passer. Ils rĂŞvent de gazons verts et soyeux pour se rouler Ă perdre la tĂŞte, sans se soucier des petites bĂŞtes et oublier les bruits qui grondent. Je les espère solides et grands, pieds bien ancrĂ©s dans un sol ferme. Qu’ils ne plient pas sous les tempĂŞtes et fassent de chaque jour une fĂŞte. »
Tout Ă fait en accord avec le retour du printemps… et ce qui l’accompagne.
Cette chanson simple, pourrait exprimer une certaine libertĂ© qui ne pourrait se satisfaire que d’une guitare et d’un peu d’air frais…mais pourquoi devoir tout interprĂ©ter? N’est-ce pas simplement penser que d’observer cette mĂ©lodie accompagnĂ©e de douces paroles de libertĂ©? 🙂
S’il s’agit d’interprĂ©ter, c’est Ă©videmment de tout son corps. Autrement dit en expĂ©rimentant – et prolongeant les Ă©nergies que le morceau libère.