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Aphorismes

Que faire face à ce qui nous arrive ?

La question est vertigineuse, sans réponse de l’ordre du grand salut mondial.

L’enjeu est de trouver des moyens de s’en sortir, à titre individuel, inter-individuel, collectif. Ne pas rester seul, chercher des traces, trouver des points d’appui, des compagnons de lutte, dans sa sphère familiale, son travail, ce qu’il nous reste de vie sociale, quitte à ce que ce soit sur les réseaux sociaux. Garder le lien le plus étroit possible avec les gens qui nous entourent pour réfléchir, ensemble, aux mesures, aux injonctions, aux possibilités. S’organiser, trouver des moyens de lutte, de résistance ; initier des projets pour se défendre.

Cette réflexivité et organisation collective est notre planche de salut. Elle permet de construire des lieux de partages, d’espoirs, de santé, de liberté et de vie. C'est là une tâche historique.

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Droit dans le mur ?

La crise révèle nos faiblesses structurelles : les dangers liés à notre tendance à la rationalisation binaire, à la bureaucratie, à la normalisation, à la numérisation, à la peur.

Ce penchant implique une telle mise à l’écart de la sensibilité, de l’intelligence et de la complexité du vivant que la plupart se met à douter du discours officiel, de la parole des élites, scientifiques, politiques ou médiatiques, qui semblent nous guider… droit dans le mur.

Conséquence : la révolte gronde de plus en plus fort chez les gens. En face, les élites se replient sur leurs idées et leurs avantages, renforcent leur position et excluent toujours davantage les visions divergentes. Au lieu de les considérer comme des chances pour mettre les choses en perspective et amorcer de nouveaux chemins, salubres pour la vie de tous.

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Croyance opiniâtre des élites aux idées progressistes des lumières

Ce qui empêche que la situation se détende, c’est la croyance opiniâtre des élites aux idées progressistes des lumières.

Convaincue de la supériorité de son rationalisme moral, l’oligarchie techno-scientifique, politique et médiatique ne doute jamais de sa tâche face au clair-obscur de la vie. La question ne se pose même pas : tout ce qui n’est pas clair, lisse, propre, beau, bon, sain doit le devenir.

Comment faire ? Tous les moyens sont bons pour se débarrasser des ombres : chaque anfractuosité, chaque saleté, chaque maladie doit disparaître. Tout doit être mis en œuvre pour améliorer le monde et continuer à progresser vers la lumière.

Ce faisant, nos élites font une terrible erreur : se trompent sur la vie, par nature incertaine et ambigüe. Au lieu d’en prendre soin, de l’accompagner productivement, ils veulent la transformer. Ils ne cessent de créer par là des déséquilibres, qui poussent la vie et les gens de bons sens à la révolte.

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Nos « élites » ont-elles perdu le sens de la terre ?

Pourquoi le tournant moraliste chez la plupart de nos polytechniciens, dirigeants et journalistes ? Parce qu’ils ont perdu le sens de la terre ?

Plongés dans leurs travaux d’objectivation, de catégorisation, de standardisation, de modélisation, la plupart de nos polytechniciens, de nos dirigeants et journalistes en oublient leur corps, leur sensibilité, leur esprit et… leur bon sens. Victimes du stress, de la sédentarité, de la malnutrition, ils se retrouvent soudain bien malgré eux parmi les plus fragiles, ceux qu'il s’agit partout de protéger...

La tête dans leurs écrans, ils ne se rendent pas compte que leurs idées, leurs schémas, leurs progrès, leurs vérités ne sont le plus souvent que des leurres vis-à-vis de la complexité de la vie ; de dangereuses fictions, dont ils sont d’autant plus sûrs que leur technologie est puissante.

Comment leur faire entendre que leur activité a tendance à les arracher – et à leur suite tout un chacun – de la réalité de la vie, de la terre, où santé et maladie, plaisir et souffrance, richesse et pauvreté, vérité et erreur, vie et mort, tout ce qu’ils ne cessent de séparer, va au fond toujours de pair ?

Sûrs de leurs méthodes, de leurs modèles, de leurs résultats, de leurs institutions, ils se sentent investis d’une mission : rendre le monde conforme à leurs idées. Démesure, arrogance – au nom de l’ancienne morale.

La ressource même de la vie, le caché, le mystérieux, le sensible est oublié, écarté, écrasé – tout comme les conséquences des outrages faits à la vie…

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Bienvenue en Absurdistan

Le 7 mars prochain, les Suisses vont voter pour l’initiative « Oui à l’interdiction de se dissimuler le visage ».

Cette initiative populaire veut modifier la constitution pour y indiquer que : « Nul ne peut se dissimuler le visage dans l’espace public ».

Les auteurs du texte soumis au vote argumentent : « des questions fondamentales du vivre-ensemble sont en jeu », « la dissimulation du visage symbolise l’oppression de la femme », il « est normal de se montrer à visage découvert lors d’une conversation. »

Cette votation apparaît comme un sommet d’absurdité dans la période que nous vivons.

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Ecoutons les anciens !

Au lieu d’écouter en boucle nos « élites » scientifiques, politiques, médiatiques, tournons-nous vers nos anciens, qui ont tant d’expérience et de sagesse à partager.

«A 25 ans, on a encore le sentiment parfaitement légitime d’être immortel. A 80 (…), on sait qu’on est mortel et on ne supporte pas que les libertés fondamentales de l’être humain soient sacrifiées pour éviter la mort », répond Suzette Sandoz à un internaute suite à son article «Dictature sanitaire» sur son blog « Le grain de sable ».

Loin de peindre le diable sur la muraille, les anciens nous rappelleront l’importance de la santé, de l’ouverture et du courage pour affronter la vie comme elle va et vient, avec ses heurs et ses malheurs. Ils nous apprendront qu’il faut nous battre au quotidien pour défendre nos libertés fondamentales. Ils nous dévoileront leur vœux le plus cher : pouvoir mourir dignement, la conscience tranquille…

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Les fleurs, oui, les livres et le sport, non

La Suisse renoue dès ce lundi avec le semi-confinement. Les magasins qui ne vendent pas des biens de « consommation courante » et les installations sportives resteront fermés.

A y regarder de plus près, la majorité des magasins demeurent ouverts : les opticiens, les ateliers de couture, les opérateurs de télécommunication et… les fleuristes. Par contre, les magasins « non essentiels », d’habits, de meubles et… de livres sont fermés.

Nous avons le droit d’acheter des fleurs pour orner nos intérieurs, mais pas de livres pour cultiver nos esprits.

A croire que notre santé mentale est la dernière chose qui compte, dans cette crise ; comme la santé du corps, étant donné qu’on n’a plus non plus le droit d’utiliser d’installations sportives…

Etrange.

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Notre situation est absurde

Qu’avons-nous fait au bon Dieu pour mériter cette crise ? L’intervention du bon Dieu est purement rhétorique. Nietzsche l’a constaté il y a bien longtemps : « Dieu est mort ». Les progrès de la science, de la technique, de l’information, du capital ont mis fin à son influence et à sa vie.

La spiritualité, la verticalité, l’amour du prochain ont été remplacés par le pragmatisme, l’horizontalité, l’égoïsme et la soif de puissance, qui progressent de jour en jour, de manière aussi massive qu’aveugle.

En même temps, les valeurs suprêmes que Dieu symbolisait – le bien, le beau, le vrai – continuent à imprégner et guider nos existences, mais désormais en mode nihiliste, vidées de leur contenu.

Telle est l’absurdité de notre situation : alors que la science, la technique et l’informatique se veulent tout puissants, la plupart des mesures sanitaires-autoritaires sont prises au nom de la vieille morale chrétienne.

Inquiétant mariage entre horizontalité et verticalité.

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Pas une crise sanitaire majeure

Ça peut paraître choquant au vu de ce qu’on vit, mais on n’est pas dans une crise sanitaire majeure.

Le Covid-19 n’est pas Ebola, la Peste noire ou je n’en sais quelle maladie chronique, telles les maladies cardiovasculaires, le cancer, etc.

L’OMS ne cesse de le dire : «Cette pandémie est très sévère. Elle s’est répandue à travers le monde très rapidement et a touché chaque recoin de la planète, mais ce n’est pas nécessairement la pire».

L’enjeu est de savoir se préparer et répondre de manière avisée, lucide, à ce qui se passe. Pour éviter que les dommages collatéraux soient pires que la pandémie.

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Aimons la vie comme elle est

Pourquoi les pays « pauvres » s’en sortent mieux que nous ?

Parce qu’ils ne font pas les mêmes erreurs :

  • Ils n’aspirent pas à une vie idéale
  • Ils n’ont pas l’idée d’un monde parfaitement rationnel et sécurisé
  • Ils ne misent pas tout sur la technoscience pour le réaliser

Contrairement à nous, ils aiment la vie comme elle est, énigmatique, problématique, tragique. Au lieu de chercher à tout prix de la maîtriser, ils l’accompagnent comme elle va et vient, avec ses heurts et malheurs, sa logique, ses injustices, son équilibre.

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